Il pleut, mais la sécheresse persiste : pourquoi ?

Coupe illustrée d’un terrain montrant une averse, le ruissellement, l’évapotranspiration, l’infiltration et l’eau dans les pores du sous-sol. Comparaison entre averse isolée et pluies prolongées, avec des délais de réaction variables des nappes. Signature DS Ingénieurs et www.dsing.ch.

Une averse peut rendre un jardin plus vert sans rétablir les réserves d’eau en profondeur. Le retour de la pluie ne signifie donc pas automatiquement la fin d’une sécheresse.

De la surface aux nappes

Après une période sèche, les pluies peuvent d’abord réhumidifier les couches superficielles. Une partie de l’eau ruisselle, tandis qu’une autre s’infiltre ; l’évaporation et les plantes mobilisent également de l’eau. Seule une partie de ces apports atteint les eaux souterraines.

La recharge dépend de la quantité de pluie, de sa durée, de l’humidité initiale et des caractéristiques du sol et du sous-sol. Les situations varient donc fortement d’un terrain à l’autre.

Un niveau qui remonte n’est pas une réserve reconstituée

Certaines nappes réagissent rapidement ; ailleurs, la réaction du niveau peut prendre des jours à plusieurs mois. Ce délai ne correspond ni à une recharge complète ni nécessairement au temps de trajet de l’eau de pluie.

Pour reconstituer durablement les réserves, des pluies suffisantes, prolongées et étendues sont généralement nécessaires. Il n’existe pas de délai universel associé à une profondeur donnée.

L’infographie illustre ces mécanismes et aide à distinguer humidification du sol, infiltration et recharge des nappes.

Sources : OFEV ; Bulletin fédéral du 8 octobre 2026.

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