Isolation thermique des conduites de chauffage selon les normes et recommandations fédérales et cantonales


Préparez l’isolation de vos installations
Nous examinons vos conduites, les contraintes du bâtiment et les exigences à prendre en compte pour définir une solution et préparer les prescriptions techniques.
Les points à définir avant les travaux
L’isolation des conduites limite les pertes de chaleur. Sa conception dépend du réseau, de la température du fluide, du passage en local chauffé ou non chauffé et des prescriptions applicables au projet.
- Épaisseur et matériau : adaptés à la température et aux contraintes du réseau.
- Continuité : raccords, vannes, pompes et traversées sont traités dans les prescriptions.
- Protection : humidité, condensation et chocs sont examinés selon l’emplacement.
Notre accompagnement
Nous examinons l’installation et préparons les prescriptions du cahier des charges. Vous disposez d’une base pour demander et comparer les offres des entreprises, puis suivre l’exécution selon le mandat.
Extraits techniques, tableaux et références MoPEC
Les extraits et illustrations ci-dessous documentent les références citées dans cet article. Les textes, éditions et exigences retenus sont confirmés pour chaque projet.
Selon le MOPEC :
En ce qui concerne la distribution et émission de chaleur, selon l’art. 1.17 (pages 26 et 27 du MOPEC 2014) :
2) Les nouvelles installations et les installations mises à neuf à l’occasion de transformations doivent être entièrement isolées contre les pertes thermiques conformément aux exigences fixées à l’annexe 4. Ceci s’applique à la robinetterie, aux pompes et :
a. aux conduites de distribution de chaleur dans des locaux non chauffés et à l’extérieur.
3) On peut admettre une moindre épaisseur de l’isolation thermique dans les cas où cela se justifie, comme en cas d’intersections ou de traversées de murs et de dalles, ou lorsque les températures de départ n’excèdent pas 30°C, ainsi que pour la robinetterie, les pompes, etc. Les épaisseurs indiquées sont valables pour des températures d’exploitation allant jusqu’à 90°C. Si des températures d’exploitation plus élevées sont nécessaires, on augmentera l’isolation thermique dans les proportions qui s’imposent.
4 Les conduites enterrées doivent être isolées de façon à ce que les valeurs UC indiquées dans l’annexe 5 ne soient pas dépassées.
5 Lors du remplacement d’une chaudière ou d’un chauffe-eau, les conduites accessibles doivent être adaptées aux exigences indiquées à l’al. 2, dans la mesure où la place à disposition le permet.
Les références ci-dessous concernent notamment Genève et Vaud.
Selon le canton de Genève :
Pour la législation genevoise, nous nous référons au Règlement d’application de la loi sur l’énergie (REn) L 2 30.01, du 31 août 1988.
Selon l’Article 12E (Prescriptions en matière d’isolation thermique et de protection thermique estivale) :
2 L’isolation thermique des chauffe-eaux ainsi que celle des accumulateurs d’eau chaude sanitaire et de chaleur respecte les épaisseurs minimales indiquées dans l’annexe au présent règlement.4 Les nouvelles installations et les installations mises à neuf de distribution et d’émission de chaleur sont entièrement isolées contre les pertes thermiques, conformément aux exigences figurant dans l’annexe au présent règlement. Cette règle s’applique à la robinetterie, aux pompes ainsi qu’aux conduites :a) de distribution de chaleur dans des locaux non chauffés et à extérieur) d’eau chaude sanitaire dans des locaux non chauffés et à l’extérieur, excepté les conduites alimentant, sans circulation ni ruban chauffant, des points de soutirage isolés) de circulation d’eau chaude sanitaire ou conduites d’eau chaude sanitaire équipées d’un ruban chauffant dans des locaux chauffés) d’eau chaude sanitaire allant de l’accumulateur à la nourrice incluse. L’isolation thermique peut être moins épaisse notamment en cas d’intersections ou de traversées de murs et de dalles ou lorsque les températures de départ n’excèdent pas 30°C, ainsi que pour la robinetterie, les pompes, etc. Les épaisseurs indiquées sont valables pour des températures d’exploitation allant jusqu’à 90°C. Si des températures d’exploitation plus élevées sont nécessaires, l’isolation thermique est augmentée dans les proportions qui s’imposent.5 Les conduites de distribution de chaleur enterrées sont isolées de façon à ce que les valeurs limites de transmission thermique indiquées dans l’annexe au présent règlement ne soient pas dépassées.
6 Lors du remplacement d’une chaudière ou d’un chauffe-eau, les conduites accessibles sont adaptées aux exigences indiquées à l’alinéa 3, dans la mesure où la place à disposition le permet.
Isolation des conduites chauffage et ECS :

Isolation des conduites enterrées :

Isolation des chauffes-eau :
Selon le canton de Vaud :
Pour un projet situé sur le canton de Vaud, nous nous référons à la loi cantonale sur l’énergie (LVLEne) 730.01 du 16 mai 2006.
Recommandations techniques de l’état de Vaud (voir ce-lien) :
L’étude et exécution selon les recommandations 380/3 et les directives SICC 94-2B. Les lois cantonales sur l’énergie seront respectées lesquelles prescrivent des isolations plus épaisses.
Pour les médiums de chauffe > 90°C, l’exécution et l’épaisseur de l’isolation seront choisies selon des
critères économiques.
En règle générale, on ne prévoira des enveloppes en tôle alu que pour les installations à eau surchauffée, vapeur et huile thermique. On utilisera des feuilles en matière synthétique recyclable pour toutes autres enveloppes.
Références : étude et exécution sur la base de la recommandation SIA 380/3 de la directive SICC 94-2 B avec priorité pour la loi cantonale sur l’énergie si elle est plus restrictive. Les types de matériaux utilisés répondront à la recommandation SIA 183.
Enveloppe : il convient d’utiliser une enveloppe métallique ou en matière synthétique souple
recyclable pour les appareils (vannes, circulateurs, collecteurs, etc.) et une enveloppe en feuille
synthétique pour la tuyauterie.
De noter que dans le cas d’isolation des chauffe-eaux je prends toujours en compte le tableau de l’annexé dans le REn, car aucune exigence n’est requise au niveau fédéral. Ce tableau est valable uniquement pour les chauffe-eaux, réservoirs et accumulateurs de chaleurs isolés sur place. Ceux pourvus d’une isolation thermique d’usine ou préfabriquée, ne peuvent être mis en service que s’ils respectent les exigences de l’annexe 2.1 de l’Ordonnance fédérale sur l’énergie (cf. articles 7 à 11, OEne).
Utile pour les soumissions CFC 255 :
Pour les installations techniques situées dans des zones de condensation, les conduites seront équipées d’une isolation de la catégorie « frein vapeur jusqu’à + 10°C ». Pour des cas spéciaux, on déterminera le frein vapeur nécessaire, selon les directives ASMI.
Par principe, on enveloppera les appareils, les collecteurs, les réservoirs et toutes les conduites pouvant subir des chocs directs avec une protection en tôle d’Alumann ou équivalent. Toutes les autres enveloppes seront réalisées à l’aide de feuilles synthétiques dures recyclables grises.
Lors de la protection d’organes avec isolation, il faut prévoir un étiquetage permettant d’identifier la nature de l’organe dissimulé.
Les collecteurs de la distribution individuelle seront isolés de la même façon que ceux de la distribution générale.
Les conduites métalliques d’eau seront posées dans un lit homogène, non agressif, exempt de déchets de chantier, de papier ou de bois.
Selon la SIA 183 :
Les isolations seront utilisées si celles-ci possèdent un degré de combustibilité d’au moins 5 et un degrés de formation d’au moins 2.
Conclusion :
Le MoPEC fournit un cadre de référence ; les exigences effectivement applicables sont celles du canton et du projet. Les passages particuliers doivent être justifiés dans le cahier des charges.
Le cahier des charges précise les références et les exigences retenues pour le bâtiment.
Les réductions ponctuelles d’épaisseur, notamment aux traversées de murs et de dalles, s’examinent selon les règles applicables.
Autres liens utiles :
- Aide à l’application EN-103
- Valais : Ordonnance sur l’énergie (OcEne) — texte actuel. Les références à l’ancienne OURE de 2004 doivent être vérifiées dans le texte en vigueur.
- Loi sur l’énergie (LCEn) Neuchâtel
- Loi sur l’énergie 770.1 Fribourg
- Loi cantonale sur l’énergie (LCEn) Bern
- Loi sur l’énergie 730.1 Jura
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